26/09/2009

Le 26-09-09 - Del Piero rencontre Federer

delfed


 

Rencontre entre champion il y'a quelques jours à Gênes à l'occasion de la Coupe Davis entre l'Italie et la Suisse. Le capitaine de la Juventus, Alessandro Del Piero a rencontré un de ses idoles sportifs, Roger Federer. " Je suis un grand passioné de tennis - dit Del Piero - et Federer est un grand champion: c'est toujours un plaisir de le voir jouer".
Del Piero, qui a régalé à Federer un maillot de la Juve avec le numéro 10 et le maillot doré avec le numéro 1, a suivi tout l'entrainement du Suisse avec Cudinelli, accompagné de sa femme Sonia. Le numéro 10 juventino sait aussi entretenu avec l'azzurro Simone Boletti et avec un ex champion comme Nicola Pierangeli.

" Je veux joué " - Parlons de football, Del Piero a expliqué qu'il voulait vite retourner sur le terrain: " ça me fait mal de voir un match comme celui de Bordeaux de la tribune. Ce genre de match je veux le vivre en tant que protagoniste".

23:14 Écrit par ☆★ JUVENTUS-1897 ★☆ dans Histoire et souvenir | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

27/03/2009

Le 27-03-09 - Del Piero nous raconte son parcours

ale4801fv9




Il y a cet enfant, il a 7-8 ans et il s’appelle Alessandro. Tu t’en rappelles ? Qu’est-ce qu’il fait ?

Il pense au ballon. Le sport m’a toujours plu, je jouais un peu au basket, au tennis sans avoir d’entraîneur, mais le sport était le football et c’est tout. Une immense passion. A l’école je pensais au football, je mangeais je pensais au ballon et après je sortais pour jouer.

Maman et papa devait être content…

Ils ont été fantastique parce qu’il m’ont jamais forcé et mis la pression. C’est cela la plus grande erreur. Le comportement des parents est décisif, pour les fils sportif. J’avais l’exemple de mon frère Stefano, plus grand : il était à la Sampdoria, en Primavera, avec Lippi. Il l’a vu avant moi.

Qu’est-ce qu’il ce passait dans la cour ?

Je jouais tout seul : il faut beaucoup d’imagination. J’étais un champion de la Juve, je passais le ballon à Cabrini, à Tardelli, à Scirea et je dialoguais avec Platini.

Un scoop : Del Piero et Platini ensemble

C’était ma Juve dans la cour, il y avait aussi plein d’étrangers: aujourd’hui Maradona, demain Van Basten, après demain Zico ou Gullit.

Et toi au milieu ?

Moi je marquais.

Ton premier souvenir avec le ballon ?

Le premier tournoi avec un vrai uniforme de footballeur, jaune et bleu : école Communal de Saccon. Le gialloblù était aussi la couleur du Conegliano. Le maillot identique voulait dire équipe. On a perdu ce tournoi aux tirs au but, cela arrive, ça n’aura pas été la dernière fois.

Comment était la vie en Vénétie ? Dans la province de Trévise ?

Simple, avec de l’ordre. Les rythmes était régulier. Toutes les familles considéraient l’école comme la chose la plus importante. Les gens s’échangeaient des faveurs, je me rappelle d’une grande solidarité. Maintenant on pense qu’une bonne personne est une personne stupide, en revanche la bonté est fondamentale. En ville c’est plus difficile, autres rythmes, tout le monde veut ce quelque chose en plus, toujours. Il y a de la confusion.

Tu est partis de chez toi à 13 ans : des larmes ?

Non, j’étais fasciné, j’étais à Padova, c’était une autre dimension : nécessaire pour essayer d’être vraiment un footballeur professionnel. Mais la première année a été très difficile, je suis un garçon timide, je le suis encore maintenant. On vivait à quatorze dans une chambre, on mangeait dans un grand réfectoire, au retour de l’école c’était immangeable : mais c’est en vivant ces expériences que tu grandis. J’étais le plus petit, non seulement en corpulence mais aussi en âge : après c’est clair, je ne suis pas devenu Shaquille O’Neal mais je me défendais. Mais les débuts était un peu traumatique.

Jamais pensé de retourne chez maman ?

Moi non, mais le Padova y pensait. Après la première année, il s’attendait peut être quelque chose en plus de moi. Maintenant je suis content d’y être resté.

Quand est-ce que tu t’es rendu compte d’être Del Piero ?

En jouant avec la première équipe du Padova où j’affrontais des joueurs comme Albertini, Di Livio, Benarrivo ou encore Galderisi. Je me mesurais à eu et j’étais là, présent. La même chose est arrivé à mon premier entraînement à la Juve : je me disais que s’il me donnait un peu de temps je pourrais quelque chose de décent.

Crois-tu avoir été un bon fils ?

Un bon fils, je dirais oui. Ma maman me rappelle de quand je prenais le train et me recommandait, “reste tout prêt des autres personnes, fait très attention “. J’avais une correspondance à Mestre, j’attendais le train trente, quarante minutes. Après maman et papa sont venu me voir à Padova et je leur disais : “attention au changement de voie à Mestre “. Voilà, ma maman me dit qu’à ce moment elle a compris que je devenais grand. C’est ce qui arrive quand les fils se préoccupent de leurs parents.

En revanche comment te sens-tu comme père ?

Ce n’est pas un monde facile, même si mes enfants auront des avantages. Mais j’essaierais de leur enseigner que le pain il faut ce le mériter.

Une expérience personnel ?

Je suis fière de mon père qui se cassait le dos pour faire l’électricien, de ma mère qui aura lavé le sol de toutes les maisons de Conegliano. Je suis très heureux d’avoir eu cette enfance, où les désirs étaient en rapport avec les possibilités  qu’on avait, jamais plus. Et quand commençait à venir le beau temps, comme maintenant, on allait dans les champs, on faisait des cabanes sur les arbres, on se volait les cerises et le maïs, puis il y avait toujours ce ballon. Magnifique.


A quoi penses-tu quand tu entends la parole crise ?

Même si je suis devenu riche, je crois que l’approche à la vie est la même pour tous. L’argent résout beaucoup de problème pratique, mais je connais beaucoup de riche triste, même dans le foot et ce n’est pas de la rhétorique c’est la vérité. Dans ce monde il y a beaucoup de solitude, de dépression. Nous sommes des personnes avec des sentiments et fragiles. Je vois beaucoup de gens qui ont des dons mais qui les gâchent. C’est triste.

Est-ce qu’il t’arrive de t’évader ?

Souvent, je l’exige: je ne peux pas toujours être le Alex Del Piero, le numéro 10 de la Juve. Il faut penser à la vie quotidienne, au futur, même si je n’arrive pas à me voir dans dix, vingt ans.

Tu est en quelque sorte un fossile, un porte drapeau pour le football.

Je suis heureux de l’être, aucun regret même si l’attrait du Real Madrid, du Manchester United, des championnats étrangers où je n’ai jamais joué et ne jouerais jamais.

Tu joueras encore en équipe nationale ?

Lippi a été très clair, maintenant il veut voir d’autres joueurs, il attend de moi que je joue et que je le fasse bien. Je ne le vie pas comme un problème et pour moi rien est perdu : en tout cas c’est ce que Lippi m’a fait comprendre.

Penses-tu que la Juve a choisi ton héritier ? Qu’est-ce qui se passe si Cassano arrive ?

Sans offense, mais ma vie footbalistique ne craint pas l’arrivée de Cassano où d’un autre joueur. Je ne vois pas une concurrence impitoyable. On peut très bien coexister. Le plus important c’est que de grands joueurs arrivent, il n’y a aucun problème.

Et le victoires, quand est-ce qu’elles arrivent ?

Voilà, j’en ai vraiment besoin. Ces trois dernières saison il s’est passé beaucoup de chose et maintenant l’heure est venu de gagne un trophée. Je pense que cette on en gagnera. Si l’Inter ralenti, on sera prêt.

Quel match voudrais-tu rejouer ?

Une des trois finales de la Champions League, et peut être la finale de l’Euro 2000.

Qu’est-ce que cela signifie pour toi être un modèle pour les enfants ?

C’est une grande responsabilité, mais c’est en même temps beau. J’en suis très fière. J’essaye de me mordre la langue des fois et de maintenir un certain self-control : mais quelques fois le stress offusque la raison.

Qui est, aujourd’hui, Alessandro Del Piero ?

Un professionnel du football qui aime son sport, qui se prépare bien et donne tout ce qu’il a. J’espère aussi être une personne sérieuse qui a eu un don, une grande chance et qui le sait : c’est pour ça que j’essaye de me la mériter chaque jours.

18:36 Écrit par ☆★ JUVENTUS-1897 ★☆ dans Histoire et souvenir | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

19/02/2009

Le 19-02-09 - Juventus, l'histoire d'une renaissance

 

blanc

 


 

 

«Le Figaro» a poussé les portes du club mythique. Sous la houlette du Français Jean-Claude Blanc, la Juve remonte vers les sommets et va affronter Chelsea, la semaine prochaine en 8es de finale de la Ligue des champions.

Il suffit de pousser les portes du 32 corso Galileo Ferraris, le siège de la Juventus, pour sentir le poids de l'histoire. Les photos de Michel Platini (joueur de 1982 à 1987) et de Zinédine Zidane (de 1996 à 2001) côtoient celles d'autres légendes du club comme Giampiero Boniperti (de 1945 à 1963, aujourd'hui président d'honneur), Roberto Bettega (1970-1983) ou encore Roberto Baggio (1990-1995). L'imposante salle des trophées est presque trop petite pour contenir ceux accumulés par la «Vieille Dame» : 27 titres nationaux, 9 Coupes d'Italie, des victoires dans chacune des coupes d'Europe (2 en Ligue des champions notamment).

La Juve figure parmi les dix équipes les plus titrées du football mondial. En termes de chiffre d'affaires, le club, qui a le même propriétaire depuis 80 ans - la famille Agnelli -, est l'une des cinq sociétés sportives mondiales les plus florissantes. Un mastodonte qui a vacillé il y a trois ans. Le scandale des matchs truqués par son ancien directeur général Luciano Moggi a conduit le club en Serie B et l'a privé de Ligue des champions et de ses deux derniers titres (2005, 2006). Pour sauver la Vieille Dame, la famille Agnelli a fait appel à un Français de 45 ans, Jean-Claude Blanc. À la surprise générale, ce proche de Jean-Claude Killy, diplômé de Harvard, qui a travaillé à ASO (la filiale événements du groupe Amaury) avant d'être directeur général de la Fédération française de tennis, entre alors en inconnu dans le monde du football.

Nommé directeur général en juin 2006 d'un club présidé par Giovanni Cobolli Gigli, Blanc a dû s'adapter dans l'urgence. Dans son vaste bureau dont les larges baies vitrées donnent sur le corso, il se souvient : «On avait cent jours pour ne pas mourir. Il fallait prendre des décisions très vite : établir un nouveau budget faute de Ligue des champions ( une perte de 100 millions sur 220 millions d'euros prévus), renégocier avec les sponsors Nike et Sky, convaincre les cadres de l'équipe de rester malgré la relégation en Serie B. J'ai un grand respect pour des joueurs comme Buffon, Del Piero, Nedved. Ils pouvaient aller dans n'importe quel club mais ils ont accepté l'aventure humaine.» Aujourd'hui, son équipe peut se flatter d'avoir gagné son pari : «Certains pensaient qu'il nous faudrait dix ans pour s'en remettre», se félicite l'administrateur français.


La Juve avait terminé troisième du dernier Calcio - elle pointe actuellement à la deuxième place, à 9 points de l'Inter, après 24 journées. Une performance qui ne satisfait pas pleinement des fans que le passé prestigieux du club a rendus très exigeants. Massimo Franchi, journaliste à Tuttosport, résume l'état d'esprit des supporteurs : «Ils ne réclament pas de bons joueurs mais des superstars. Ils veulent des grands noms pour rêver. Ils ne veulent pas d'une bonne saison mais d'une grande saison. À leurs yeux, le recrutement n'a pas été assez ambitieux. Les cadres vieillissent. Une victoire contre Chelsea (match aller mercredi ; retour le 10 mars) en Ligue des champions serait un petit miracle. Et en championnat, L'Inter Milan est largement en avance.»

N'empêche, la nouvelle équipe a réussi à restaurer une image écornée par les récents scandales. Blanc est ambitieux pour la Vieille Dame. Son projet sur cinq ans a pour objectif la reconquête d'un titre mais aussi une refonte complète des infrastructures. Avec comme pierre angulaire la construction d'un nouveau stade, qui portera le nom d'un sponsor, sur le site du stade delle Alpi. Une nouvelle enceinte dont le club sera propriétaire. Une première en Italie. La Juventus, qui a vendu ses droits TV à la chaîne MediaSet (dont le propriétaire est Silvio Berlusconi) pour environ 218 millions d'euros sur la période 2007-2009, va diversifier les sources de ses revenus : «On veut anticiper une prochaine baisse des droits TV. D'où l'importance de faire fructifier nos ressources. On va aussi gagner de l'argent grâce au stade, considéré comme un lieu de vie.»

Cette nouvelle enceinte de 40 000 places, qui comprendra une galerie commerciale, coûtera environ 110 millions d'euros et sera prête d'ici à la mi-2011. Début des travaux en avril. «Un stade dédié aux supporters», dans un pays où les infrastructures ne sont pas au niveau. «On est à contre-courant de la culture de l'Italie», affirme Blanc.

Le club s'est déjà doté d'un nouveau centre d'entraînement à Vinovo, dans la banlieue proche de la cité piémontaise, inauguré en novembre 2006. La nouvelle direction a voulu rendre le lieu plus accessible avec des entraînements ouverts au public. Intégrer les jeunes du centre de formation avec les grands joueurs pros, voilà encore une habitude peu répandue en Italie : «Le modèle deux champions à chaque poste, c'était la Juve d'il y a trois ans. Cela coûte très cher. On veut un club qui tient sur ses deux jambes. D'où la volonté de former des jeunes susceptibles d'évoluer par la suite en équipe première. Dans trois, quatre ans, on perdra des cadres comme Buffon, Trezeguet, Del Piero. Il faut déjà anticiper», poursuit Blanc .

Le sas qui sépare le centre des jeunes de l'équipe première est décoré des différents maillots de l'histoire du club centenaire. «Ce couloir a une signification forte. Il faut deux ou trois ans pour franchir les quinze mètres», e xplique Blanc. Dans son bureau trônent les deux trophées retirés après le scandale Moggi. Le poids du passé, le regard vers l'avenir. À Turin, on affirme avoir gagné 29 titres. Autant dire qu'on continue de comptabiliser les deux titres perdus sur tapis vert.

 

19:57 Écrit par ☆★ JUVENTUS-1897 ★☆ dans Histoire et souvenir | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

19/01/2009

Le 19-01-09 - Buffon : meilleur gardien de l’Histoire du Football

 

9Y6


 

La Fédération Internationale de l’Histoire et des Statistiques du Football (IFFHS) vient de publier un classement des meilleurs gardiens de l’histoire récente du football. Ainsi, l’Italien Gianluigi Buffon est sacré roi des rois avec 78 points. Le Danois Peter Schmeichel et l’Espagnol Iker Casillas complètent le podium.



Le classement :

- 1-Gianluigi Buffon (ITA) 78 points
- 2-Peter Schmeichel (DAN) 69
- 3-Iker Casillas (ESP) 63
- 4-Oliver Kahn (ALL) 62
- 5-José Luis Chilavert (PAR) 58
- 6-Walter Zenga (ITA) 55
- 7-Edwin van der Sar (HOL) 53
- 8-Petr Cech (CZE) 44
- 9-Michel Preud’homme (BEL) 43
- 10-Claudio André Taffarel (BRE) 40
- 11-David Seaman (ANG) 38
- 12-Fabien Barthez (FRA) 37
- 13-Andoni Zubizarreta (ESP) 35
- 14-Nélson de Jesus e Silva ’Dida’ (BRE) 35
- 15-Rinat Dasaev (RUS) 27
- 16-Sergio Javier Goycochea (ARG) 26
- 17-Johannes van Breukelen (HOL) 23
- 18-Peter Shilton (ANG) 22
- 19-Vítor Baía (POR) 22

16:05 Écrit par ☆★ JUVENTUS-1897 ★☆ dans Histoire et souvenir | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

25/07/2008

Le 25-07-08 - Le coin des chiffres

 

 

KLHKLK

 


 

Petite statistique maison après le tirage du calendrier de la saison2008-2009 de Serie A et en particulier le match de la première journée entre la Fiorentina et la Juventus.
Sachez que par deux fois dans l'histoire du championnat italien, ces deux équipes se sont rencontrées lors de l'ouverture, mais jamais les bianconeri jouèrent à l'extérieur.
La première fois lors de l'exercice 1949-1950: victoire 5-2 de la Juve. Cette année là elle remporta le Scudetto.
La deuxième plus proche de nous en 1991 , toujours une victoire mais plus courte par 1 but à 0; Scudetto remporté par l'AC Milan.    

18:58 Écrit par ☆★ JUVENTUS-1897 ★☆ dans Histoire et souvenir | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

30/06/2008

L'heure de la revanche est arrivée...

 
 
 
DRUGII

 

22:09 Écrit par ☆★ JUVENTUS-1897 ★☆ dans Histoire et souvenir | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

17/03/2008

L'histoire en Diaporama

 

 

st1

 

 

st2

 

 

st3

 

st4

st8

st9

st10

st11

st12

st13

st14

st15

st16

st17

st18

st19

st20

st21

st22

st23

st25

st26

18:53 Écrit par ☆★ JUVENTUS-1897 ★☆ dans Histoire et souvenir | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

19/02/2008

Capitano Del Piero

del_piero


Débuts footballistiques

À 33 ans, celui que beaucoup considèrent comme le successeur de Roberto Baggio a déjà une grande carrière derrière lui. Depuis tout petit, Alessandro rêve de jouer dans le grand club de la Juventus de Turin, et de marcher sur les traces de son idole, Michel Platini. Il allait souvent jouer dans la cour de son immeuble pour imiter son grand frère Stefano, qui jouait en club. Étant souvent malade quand il était petit, sa mère l'obligeait à jouer gardien de but. Un jour son frère a pris sa défense et c'est là que sa carrière a débuté.

Il a débuté en jouant à San Vendemiano, dans l'équipe de son village. Puis il passe dans une catégorie supérieure avec l'équipe de Conegliano. À 16 ans, il signe pour le club de Padova et 4 ans plus tard, il est titularisé en équipe première. Il débute en Serie B, la deuxième division italienne, en 1991. En tout, il dispute deux saisons en Serie B avec Padova (14 matchs, 1 but).

La belle épopée turinoise

Séduit par le talent d'Alessandro, Franco Causio, émissaire et ancien joueur de la Juve, fut spécialement dépêché pour le superviser. Alessandro réalise enfin son rêve en étant engagé à la Vecchia Signora, la Juventus de Turin. Il débute en Série A le 12 septembre 1993, à Foggia.

Rapidement, il s'impose à la Juventus, qui compte déjà sur un trio d'attaquants redoutable : Roberto Baggio, Gianluca Vialli et Fabrizio Ravanelli. Lors de la saison 1994-1995, il contribue grâce à son talent et à ses buts (8 en 29 matchs), à ramener le Scudetto à Turin après 9 années de disette. L'année suivante, la Juventus décide de se séparer de Roberto Baggio et de tout miser sur Del Piero. Celui-ci dispute une bonne saison, en particulier en Ligue des Champions, où la Juventus remporte sa 2e Coupe des Champions en battant l'Ajax Amsterdam aux tirs au but. Même s'il ne marque pas lors de la finale disputée à Rome, Alessandro aura contribué grandement au triomphe turinois en marquant de nombreux buts durant la compétition (en particulier un coup franc qui permet à la Juve d'éliminer le Real de Madrid en quarts de finale).

Il va ensuite se bâtir un remarquable palmarès. En 1997, il gagne son 2e Scudetto et dispute à nouveau la finale de la Ligue des Champions. La Juventus s'incline face au Borussia Dortmund 3 buts à 1, même si Alessandro marque un but sur une talonnade. La saison 1998 ressemble en tous points à la précédente : la Juve s'impose de nouveau en Serie A (3e Scudetto pour Del Piero) mais s'incline en finale de la Ligue des Champions (face au Real Madrid cette fois, 1 à 0, but de Predrag Mijatovic). Malgré cette défaite en finale et une blessure qui conditionnera ses prestations lors de la Coupe du monde, la saison 1997-1998 restera la plus belle d'Alessandro. En effet, il marque 32 buts dont 21 en championnat et 10 en Ligue des champions (meilleur buteur de la compétition).

Alessandro Del Piero recevra, de la part de Gianni Agnelli, le surnom de « Pinturicchio » (c'était un peintre de la Renaissance, célèbre pour ses fresques délicates). Le propriétaire de la Juventus le surnomma peut-être ainsi parce qu'il représente l'archétype de l'artiste créatif.

Blessé peu avant la Coupe du monde de 1998 lors de la finale de la Ligue des Champions, la forme d'Alessandro fut fortement diminuée et il ne retrouva pas son meilleur niveau lors de cette compétition. Cette blessure a néanmoins permis à Roberto Baggio de réintégrer la Squadra, aux côtés de Christian Vieri. Mais les Azzurri furent éliminés aux tirs au but, en quarts de finale contre la France.

Le 8 novembre 1998, Del Piero se blesse gravement au genou lors du match Udinese-Juventus et restera loin des terrains de football pendant près de 9 mois. Lors de son retour, il montre qu'il n'a rien perdu de sa technique et de son sens du but. Même s'il a raté en grande partie les qualifications de l'Euro 2000 (3 matchs et 2 buts), Alessandro dispute l'Euro 2000 en Belgique et aux Pays-Bas avec l'équipe d'Italie.

Le sélectionneur lui ayant préféré Francesco Totti, Alessandro est remplaçant lors des 2 premiers matchs et ne rentre qu'en fin de match. Titulaire contre la Suède pour le 3e match du premier tour, Alex marque le but de la victoire. De nouveau remplaçant contre la Roumanie en quarts de finale, Del Piero est aligné titulaire pour affronter les Pays-Bas en demi-finale. L'Italie ayant été rapidement réduite à 10, Alessandro participe à l'effort des Italiens pour parvenir à la séance de tirs au but. Lors de la finale face à la France, Del Piero rentre en jeu au début de la seconde période et, alors que le score était de 1-0 pour l'Italie, se retrouve à deux reprises seul face à Fabien Barthez, le gardien de l'équipe de France. Alessandro n'arrive toutefois pas à marquer. La France s'impose finalement 2-1 au but en or. En Italie, les critiques furent très sévères pour Del Piero qui avait pourtant reconnu ses erreurs.

Par la suite, le champion va renaître. Après un début de saison 2000-2001 des plus difficiles sur le terrain, Del Piero est touché au plus profond de lui-même. C'est au moment ou l'on désespère le plus de retrouver le "vrai" Del Piero que le champion refait surface. Son père décède des suites d'une grave maladie en février 2001. Deux jours après cette tragédie il marque un but d'anthologie contre Bari puis quelques jours plus tard face à la Lazio. La saison 2001-2002, marque le retour de Lippi à la Juve. La Juve redevient championne d'Italie, la paire Del Piero-Trezeguet est particulièrement efficace : 40 buts à eux deux.

La Coupe du monde qui suit aura un goût amer pour Del Piero, relégué sur le banc par un décevant Totti. Del Piero qualifie néanmoins son pays pour le second tour, en égalisant face au Mexique. Il ne pourra rien en revanche face aux Coréens.

En 2002-2003, Del Piero participe à l'obtention d'un 27e scudetto par la Juve, marquant notamment 16 buts. En demi-finale de la Ligue des champions, la Juve sort le Real Madrid, match au cours duquel Alessandro marque. La finale entièrement italienne est une nouvelle désillusion pour la Juve, battue aux tirs au but.

L'arrivée de Fabio Capello comme entraîneur de la Juve en 2004 augure des moments difficiles pour Alessandro. Malgré une entente plus que houleuse entre les 2 hommes, Del Piero réalise de nouveau un grand championnat, marquant 14 buts et contribuant par une passe décisive, un centre en retourné pour Trezeguet, qui offre la victoire 1-0 face au Milan, et ainsi le scudetto.

La saison 2005-2006 est frustrante pour Alessandro: Capello choisit de titulariser Zlatan Ibrahimovic, reléguant Alessandro au rang de remplaçant de luxe. Un choix totalement incompréhensible et injuste au vu des performances du suédois. Del Piero a répondu comme il a toujours su le faire sur le terrain en faisant étalage de sa classe. Et pas une fois dans la saison Alessandro n'aura un mot plus dur que l'autre envers Capello. Un comportement de grande classe digne d'un grand joueur comme Del Piero. C'est en janvier 2006 que Del Piero entre définitivement dans l'histoire de la Juve, en dépassant le record de buts marqués sous le maillot du club, jusqu'alors possession de Boniperti (183).

Del Piero marque des buts décisifs, comme un coup franc à San Siro face à l'Inter, qui offre la victoire à la Juve. Au terme de la saison, Alessandro aura marqué 12 buts, dont le dernier de la Juve en Serie A, avant la relégation du club en Serie B, à la suite du scandale du Calciopoli.

Champion du monde

Del Piero est convoqué par Marcello Lippi (son ancien entraîneur à la Juve) pour disputer le Mondial 2006, se déroulant en Allemagne. Pour le premier match, contre le Ghana (2-0), Alessandro ne dispute que quelques minutes, puis au second contre les États-Unis (1-1) une trentaine de minutes, et lors du dernier match contre la République tchèque (2-0), Del Piero ne rentre pas sur le terrain, mais l'Italie se qualifie pour les 1/8e de finale.

L'entraîneur de la Nazionale tente un gros coup en titularisant Del Piero à la place de Totti contre l'Australie. Un choix judicieux mais pas décisif, car Alex fera une belle première période, mais très fatigué à la deuxième mi-temps, il est remplacé par Totti qui marque d'ailleurs le pénalty décisif en toute fin de match.

Après avoir battu l'Ukraine en quart de finale, l'Italie se qualifie pour la finale après avoir battu l'Allemagne 2-0 après prolongation. Alessandro marque le deuxième but italien à la 120e minute (quelques secondes après le premier but de Fabio Grosso d'une frappe pleine lucarne après un contre mené par Fabio Cannavaro, Francesco Totti et Alberto Gilardino).

En finale, contre la France, Alex rentre durant la prolongation. Lors de la séance des tirs au but, il est le quatrième tireur italien, et marque son tir au but qui contribue à la victoire de son pays, et prend une revanche personnelle sur l'Euro 2000. L'Italie est championne du monde, un rêve d'enfant pour Alessandro Del Piero, comme il le déclara après la rencontre.

L'aventure en Serie B

Dès lors que le scandale du Calciopoli à éclaté Del Piero a fait savoir en bon capitaine qu'il resterait a la Juve quoiqu'il arrive. C'est donc sans surprise qu'Alessandro a recommencé la saison avec la Juve en Serie B, aidé par d'autres champions au grand cœur qui ont décidé de rester a la Juve même en enfer tels que Nedved et Buffon. Alex a toujours faim de victoire, et rêve de scudetto dès l'année prochaine en Serie A, mais surtout de brandir à nouveau la Ligue des Champions, a Rome en 2008, ville où en 1996 contre l'Ajax, quand un jeune phénomène de 21 ans surnommé le petit prince de Turin, émerveilla l'Europe par ses frappes enroulées pleines lucarnes, à l'angle de la surface de réparation que l'on a appelé "la zone de Del Piero".

Au cours de la saison 2006/2007 en seconde division, le capitaine emblématique bianconero déclara vouloir fouler les pelouses encore 8 ou 9 ans tellement son envie de jouer est grande et vouloir être dirigeant du club à l'arrêt de sa carrière.

Le 17 Février, "Pinturicchio" est auteur d'un triplé au Stadio Olimpico de Turin face à Crotone en Série B, la Juventus s'était imposée par une large victoire 5-0. 15 jours après ses trois buts face à Crotone, Del Piero répète ça face à Piacenza, le 4 Mars. Un penalty, un coup franc, et un but sur une action emmenée par Pavel Nedved. Ce dernier est magnifique ; le Tchèque lui fait la passe, Alex est à la limite du hors-jeu, face à deux joueurs, il fais une feinte de frappe qui mets ses adversaires à terre, puis tout seul face au gardien, il ajustera sa frappe du gauche.

Le mardi 10 avril, face au SSC Napoli la Juve s'imposera 2-0 grâce à des buts de Camoranesi et de Del Piero. Ce match, était désigné comme l'un des plus importants de la saison. En effet, à la suite de ce match, les Bianconeri relègueront leurs concurrents pour le titre à plus de 6 points.

Mi-mai. Alessandro atteindra le nombre de 18 buts en réalisant un doublé face à Bologna. Un succès qui assure la montée en Serie A. 3 jours plus tard, le 15 Mai, il sera nominé pour le Goldenfoot. Prix que ce dispute 10 grands autres joueurs qui sont tous plus âgés que 29 ans. C'est la 2e fois de suite qu'il est sélectionné. Le vainqueur sera désigné par le public quelques mois plus tard.

L'aventure en Serie B se terminera le 10 juin sur une défaite face à Spezia (3-2). Del Piero finira meilleur buteur de Serie B avec 20 buts, une unité de plus que Bellucci. Le cauchemar s'arrêtera ainsi, une année qui sera certainement la plus dure de toute l'histoire de la Juve, en rajoutant à la rétrogradation les décès des 2 jeunes du centre de formation, et du magasinier emblématique de la Vieille Dame.

De retour en Serie A

Del Piero retrouve l'élite après une année de purgatoire vécu en Serie B. Mais malheureusement les deux premiers mois ne se passeront pas comme il l'aurait souhaitait. Malgré le fait d'avoir remporté le Golden Foot 2007 (trophée récompensant les joueurs âgés de plus de 29 ans pour leur carrière) avec plus de 30 000 votes, devant Roberto Carlos et David Beckham, le problème est son contrat - qui expire en juin 2008 - et qui tarde à être reconduit. La cause est sur la durée. En effet, Il Capitano voudrait jouer jusqu'en 2012 et en ayant une place de titulaire attitrée, mais les dirigeants ne sont pas d'accord, et comme avec Trezeguet, Camoranesi et Buffon, les négociations dureront plusieurs semaines pour que les deux parties trouvent un terrain d'entente. En plus de ce problème de contrat, Del Piero voit son concurrent, Vincenzo Iaquinta faire d'excellentes prestations, ce qui pourrait lui coûter sa place de titulaire. Le 15 Octobre 2007, la société et Alex on enfin trouver un accord. Del Piero jouera sous le maillot Bianconero jusqu'en 2010 avec un salaire de 4 M€ pour la première saison, puis de 3,7 M€ pour la seconde. Il Pinturicchio avait reçu pourtant plusieurs approches comme celles des Queen Park Rangers (club de Flavio Briatore) ou encore du Shakhtar Donetsk. Le match suivant, Del Piero honorera son contrat de la plus belle manière en offrant la victoire face au Genoa. A ce même moment, Sonia Amoruso, sa femme, accoucha d'un enfant prénommé Tobias.

21:57 Écrit par ☆★ JUVENTUS-1897 ★☆ dans Histoire et souvenir | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

17/02/2008

Histoire de la Juventus

1897:Création du club

1 novembre 1897: Sur un banc, Avenue Re Umberto, se trouve un groupe de jeunes étudiants du lycée D'Azeglio de Turin, ils cherchent quelque chose à faire et décident de fonder un club avec pour but de jouer au football, un sport qui a débuté en Grande-Bretagne, mais qui est encore peu pratiqué dans le reste de l’Europe. C’est là que l’histoire de - Juventus Football Club.- débute, juste pour le fun.

Ce club, dirigé par le premier président Enrico Canfari, joue contre les équipes les plus expérimentées et organisées de la ville. Cependant en 1905, la Juventus remporte son premier titre Italien après une compétition passionnante contre 2 autres grandes équipes (Gênes et le Milan). JUVENTUS F.C. choisit son premier domicile, à D’Arni Square, qui était toujours utilisé jusqu’a aujourd’hui. Pendant quelques années, les joueurs portent un
maillot rose (le même qu’ils ont porté quand ils ont commencé en 1900). Le changement vers le noir et blanc a lieu en 1903 après une mauvaise cargaison qui était envoyée d’Angleterre où les maillots étaient fabriqués.

Jusqu'au début de la Grande guerre, la Juventus doit se contenter d'être au second plan par rapport aux puissance footbalistique de l'époque, Provercelli et Casale, mais directement après la guerre, elle devient protagoniste grâce au gardien de but Giacone et les défenseurs Novo et Bruno qui étaient les premiers à jouer en équipe nationale. Le président était le poète et homme de lettre Corrado Corradini qui écrivit l’hymne du club qui fut jusqu’au années 60.  

Premiers succès

En 1923 Giampiero Combi, un des plus grands gardiens de but au monde, fait ses débuts. Edoardo Agnelli, fils du fondateur de FIAT, est élu nouveau président du club et, en raison du nombre de plus en plus important de fans, la Juventus prend la possession d'un plus grand stade sur la route de Marsiglia. Jeno Karoly, le premier vrai entraîneur, arrive à la Juventus avec le milieu de terrain gauche Hirzer, tous les deux en provenance de Hongrie, pour compléter les talents de Combi, de Rosetta, de Munerati, de Bigatto et de Grabbi. En 1925-26, après un fascinant championnat, la Juventus remporte son deuxième championnat. Dans cette période glorieuse la Juventus remporte cinq championnats consécutifs. L'entraîneur Carlo Carcano peut alors acheter de grandes étoiles telles qu'Orsi, Caligaris, Monti, Cesarini, Varglien, Bertolini, Ferrari et Borel. Non seulement la Juve triomphe dans cinq championnats de 1930 à 1935, mais l'équipe nationale italienne remporte également la Coupe du Monde en 1934. Pendant cette période la Juventus a eu sa première expérience dans le football mondial, participant à la Coupe d'Europe (Ligue des Champions d'aujourd'hui) où ils atteindront les demi-finales quatre fois. En 1933 la Juventus déménage: le stade Comunal est construit pour les jeux d'université du monde et l'équipe joue là jusqu'en 1990 avant de rejoindre le Stadio delle Alpi.


La période légendaire

En 1947 Giovanni Agnelli devient président de la Juventus F.C. Après la catastrophe de Superga qui décima le grand Torino, Agnelli déclarera: " La ville de Turin va avoir une autre grande équipe". L'Avocatto fait venir au club trois joueurs danois qui vont redorer le blason du club : Karl et John Hansen ainsi que Karl Aage Praest . Avec Boniperti et Parola, ce trio danois va contribuer à la conquête des 8ème (1950) et 9ème titres (1952) de la Juve.

Le héro de l'équipe cependant, et pour le record de présences (444) et pour le nombre de buts marqués (177), était Giampiero Boniperti. La Juventus remporte 2 championnats en 1950 et 1952. En 1955, Umberto Agnelli assure la présidence à la place de son frère plus âgé. Après avoir ajouté les services d'Omar Sivori et John Charles, la Juventus remporete des scdettis en 1958, 1960 et 1961. Pour la première fois un club italien porte une étoile sur son maillot synonyme de 10 championnats nationaux remportés.

 

L'ère Boniperti

Avec l’arrivée à la Présidence du mythe bianconero Giampiero Boniperti en 1971, un nouveau cycle s’ouvre et ce sera un vrai triomphe. Neuf scudetti ('72, '73, '75, '77, '78, '81, '82, '84, '86), la coupe d’Europe et la coupe Intercontinentale (’85).

Plusieurs entraîneurs se succèderont la tête de l’équipe: Vycpalek, Parola et, surtout Giovanni Trapattoni. De grands champions étrangers jouaient aux cotés des grands champions italiens (de Zoff à Scirea, de Tardelli à Cabrini, e Causio à Paolo Rossi, de Gentile à Furino, de Anastasi à l’actuel vice-président bianconero Roberto Bettega). Le plus acclamé sera « Le Roi Michel Platini, qui remportera, en cinq saisons, deux scudetti, deux coupes d’Europe, une coupe Intercontinentale. Il remporta trois fois de Ballon d’Or et terminera trois fois meilleur buteur du championnat.

Dans la seconde moitié des années quatre-vingt, après le départ, de Michel Platini, les bianconeri connaîtront une période difficile. Barrée en championnat par le Naples de Maradonna puis le Milan de Rijkaard, Gullit et Van Basten, le club doit se contanter de deux coupes de l'UEFA (1990 et 1993) et d'une coupe d'Italie (1990).

 

L’histoire récente

Un autre grand cycle débute en 1994. Antonio Giraudo, Luciano Moggi et Roberto Bettega sont nommés dirigeants de la Juventus et forme se qu’on peut appeler un trio unique, « la Triade » . Ils nomment tout d’abord le nouvel entraîneur: Marcello Lippi. Un gagnant désigné dans le but de retourner au devant de la scène. La Vieille Dame change de visage dès cette année là: elle remporte la Coupe d’Italie et perd en finale de la Coupe Uefa. La saison suivante, Lippi forme une équipe fantastique, une des plus compétitives depuis la création du club. Les bianconeri remportent tout d’abord la Supercoupe d’Italie. Mais le vrai objectif de cette saison 1995-96 était de remporter à nouveau la Ligue des Champions, dix ans après le dernier titre obtenu au Heysel contre Liverpool. L’équipe de Lippi arrive en finale, à Rome contre l’Ajax d’Amsterdam. Après le temps règlementaire et les prolongations, le score est de 1-1 grâce à un but de Fabrizio Ravanelli. Tout se décide donc aux penaltys où l’habilité de Peruzzi et le sans froid de Ferrara, Pessotto, Padovano et Jugovic offrent la victoire à la Juventus.

 

Le passé proche

La saison d’après (1996-97) débute de la meilleure des façons: avec la victoire de la Coupe Intercontinentale à Tokyo (grâce à un but de Del Piero) de la Supercoupe d’Europe contre le Paris Saint-Germain. Ce n’est néanmoins pas fini. A la fin de la saison, l’équipe remporte son 24 e scudetto. Seule tristesse, la défaite en finale de la Ligue des Champions contre le Borussia Dortmund à Munich. Lippi réessaye l’année d’après; une saison qui débute avec la victoire en Supercoupe d’Italie et se termine avec un nouveau sacre en championnat, mais les bianconeri perdront une nouvelle fois en finale de la Ligue des Champions, contre le Real Madrid. Le 7 février 1999, après Juventus-Parma, Marcello Lippi démissionne. Deux ans et demi après, l’entraîneur de Viareggio dépose à nouveau ses bagages à Turin. A partir de 2001, l’aventure recommence. Marcello Lippi ouvre un nouveau cycle gagnant et offre deux nouveaux titres de champions d’Italie aux bianconeri (01-02 et 02-03). A la fin de la saison 2003-2004, décide de s’arrêter et prend la tête de la sélection italienne.

Après le départ de Marcello Lippi, « la Triade » décide de nommer Fabio Capello, la grande surprise de ce mercato estival. C’est le premier pas vers le 28 e scudetto. Des recrues de dernières minutes viendront renforcer le noyau bianconero, et quelles recrues: Fabio Cannavaro, Emerson et Zlatan Ibrahimovic. La Juve débute la saison à 100% et restera en tête jusqu’à la fin après un long tête à tête avec le Milan AC. Le tournant de la saison aura lieu à San Siro, justement contre le Milan: victoire 0-1 des bianconeri grâce à un but de David Trezeguet qui dévie de la tête une passe splendide de Del Piero. En Ligue des Champions, les bianconeri ont moins de chance: ils éliminent le Real Madrid lors des huitièmes de finale, mais ils seront à leur tour éliminé par Liverpool en quart.

 

Le présent

Le 11 mai 2006, tout le Conseil d'administration du club démissionne suite à la publication d'écoutes téléphoniques compromettantes qui mettaient en lumière des liens de complicité embarrassants entre Luciano Moggi (directeur général) et un responsable de la Fédération chargé de désigner les arbitres. C'est donc la fin d'une histoire d'amour longue de douze années entre la la Juve et la "Triade", qui aura permis au club de remporter pas moins de 10 titre (6 scudetti, 1 Ligue des Champions, 1 Coupe Intercontinentale, 1 Coupe d'Italie et 1 Supercoupe d'Italie).

Fin juin 2006, l'Assemblée des actionnaires élit le nouveau Conseil d'Administration du club: Giovanni Cobolli Gigli est le nouveau président, Jean-Claude Blanc devient administrateur délégué et directeur général (la société décide d'associer les deux rôles en un), Franzo Grande Stevens devient président honoraire.

Le 10 juillet 2006, Didier Deschamps devient le nouvel entraîneur de la Juventus, il signe un contrat qui le liera au club pour deux ans.

Le 14 juillet 2006, la Commission d'Appel Fédéral publie la sentence du scandale-calcio et le verdict est alarmant: -30 points au classement, relégation en Serie B et retrait des deux derniers scudetti (2004/05, 2005/06). Le mardi 25 juillet, la commission d'appel décide de ramener la pénalité à -17 points, ce qui augmente sensiblement les chances de retour en Série A. La justice est beaucoup plus clémente avec les autres clubx impliqués (Fiorentina, Lazio, Milan AC, ndr) qui restent en Serie A, avec respctivement -12, -7 et -15 points de pénalité. La Vieille Dame joue pour la première fois de son histoire en Serie B.

Et cette année de purgatoire n’aura pas été des plus simples. Chaque rencontre aura été une véritable souffrance, une vraie bataille face à des adversaires honorés d’affronter la Vecchia Signora et désireux d’obtenir un grand résultat. Mais la Juve aura aussi dû faire face à d’autres grands moments difficiles: les décès de deux jeunes joueurs de l’équipe Primavera, Riccardo Neri et Alessio Ferramosca, retrouvés morts dans le lac du centre Sportif de Vinovo alors qu’ils tentaient de récupérer un ballon, et le décès du magasinier bianconero Francesco Romeo qui se battait contre le cancer. Le 19 mai, grâce à sa victoire 1-5 contre l’Arezzo, la Juventus est mathématiquement promue en Serie A et retrouve enfin le sourire.

Le 27 mai 2007, après de nombreux désaccords avec la société, Didier Deschamps décide de démissionner. La Juve nomme alors Claudio Ranieri  pour les trois années à venir. Suivront les confirmations de Gianluigi Buffon, David Trezeguet et les arrivées de Jorge Andrade, Tiago Mendes, Sergio Almiron, Vincenzo Iaquinta et tant d’autres grands joueurs. Les dirigeants affichent clairement leur intention de rendre l’équipe compétitive dès la première saison en Serie A.

19:58 Écrit par ☆★ JUVENTUS-1897 ★☆ dans Histoire et souvenir | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |